Toni Brunner: “Il faut contrôler l’immigration”
L’UDC mise sur son initiative “Contre l’immigration massive” pour franchir les 30% au National. Et veut renégocier la libre circulation.

Bien que l'UDC soit déjà le premier parti de Suisse, Toni Brunner a de l'appétit.
L’UDC (Union démocratique du centre) est le premier parti de Suisse et elle le restera au soir du 23 octobre. Mais elle en veut plus pour les prochaines élections fédérales. Son président, Toni Brunner, rêve de franchir la barre des 30% de voix au Conseil national. Interview.
L’UDC revendique-t-elle le siège laissé libre au Conseil fédéral par Micheline Calmy-Rey?
Conformément au principe de la concordance, l’UDC a un droit établi à deux sièges au Conseil fédéral. Il est probable qu’après les élections fédérales, le PS aura également droit à deux mandats. S’il reconnaît le droit de l’UDC à deux sièges, nous n’aurons aucune raison d’attaquer celui de Micheline Calmy-Rey.
L’UDC n’est-elle pas desservie par l’actualité, Fukushima ce printemps, le franc fort cet été, et maintenant la course au Conseil fédéral?
Les sujets de préoccupation peuvent changer très vite. Prenez Fukushima: la sortie du nucléaire était “in” ce printemps, elle est aujourd’hui relativisée. Et si le franc fort accapare les médias, il ne préoccupe pas autant la population. Ce qui la préoccupe le plus, c’est l’immigration. Et là, l’UDC amène ses solutions avec son initiative “Contre l’immigration de masse”. Naturellement, les autres partis n’ont pas envie d’entrer en discussion avec nous sur ce sujet, car ils n’ont pas d’idées propres. Le PS est particulièrement sur la défensive.











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