Genève: Pagaille dans la zone sécurisée de Cointrin
Des militants propalestinien ont été empêchés d’embarquer pour Tel Aviv vendredi matin. Un individu a forcé le contrôle. La zone sécurisée a été temporairement fermée.

Des militants propalestinien ont été empêchés d'embarquer pour Tel Aviv vendredi matin.
Une trentaine de militants propalestiniens ont été empêchés d’embarquer à bord d’un vol Easyjet pour Tel Aviv vendredi matin. A l’enregistrement, les militants propalestiniens ont reçu une lettre de la compagnie expliquant qu’Israël ne les autorisait pas à prendre place dans l’avion.
Israël empêche la venue de centaines de propalestiniens
Israël s’employait à empêcher vendredi la venue de centaines de sympathisants de la cause palestinienne en dissuadant les compagnies aériennes de les embarquer. Des associations de soutien aux Palestiniens avaient appelé sur internet leurs sympathisants à converger le 8 juillet vers l’aéroport international David ben Gourion de Tel Aviv, afin de se rendre ensuite dans les territoires palestiniens.
Les autorités israéliennes ont qualifié ces sympathisants de «hooligans» et averti qu’elles agiraient avec fermeté contre la « provocation»que constituerait une telle manifestation.
«Israël a remis aux »compagnies aériennes une liste de 342 personnes indésirables, les avertissant qu’elles seront aussitôt refoulées aux frais des compagnies« a indiqué à l’AFP, la porte parole des services de l’immigration Sabin Hadad.
Suite à cet avertissement »les compagnies ont refusé dores et déjà de prendre à bord quelques 200 de ces passagers” a-t-elle précisé.
Durant la nuit Israël a refoulé vers les Etats Unis, dès leur arrivée deux militantes américaines, venues par avion, a-t-elle indiqué par ailleurs.
Les deux femmes devaient initialement participer à la flottille bloquée en Grèce, alors qu’elle cherche à forcer symboliquement le blocus maritime de Gaza.
Aucun incident n’a été signalé à l’aéroport où la police israélienne restait déployée en force.
«La zone sécurisée a été fermée de 6h20 à 7 heures, explique Antoine, contacté par «20 minutes». Une personne a tenté de forcer le contrôle de sécurité, la direction de l’aéroport a fait fermer la zone pendant une quarantaine de minutes.»
Antoine, qui s’apprêtait à partir en Suède, explique que le check-in restait tout de même possible dans l’enceinte de l’aéroport de Genève.
Les quelque 30 personnes – dont une dizaine de Suisses et des Français – avaient déjà été averties par Easyjet la veille au soir au moyen de sms, a précisé Blaise Coursin. Les autres passagers ont pu embarquer normalement dans l’appareil, dont le décollage était prévu à 07h05.
La compagnie leur a suggéré de contacter l’ambassade d’Israël à Berne pour de plus amples informations. Mais la représentation était fermée à cette heure matinale, ont constaté les militants.
Easyjet leur a également remis un bon pour un autre vol sur ses lignes. «Mais nous ne sommes pas intéressés, nous voulions partir en Palestine où nous étions invités», a déclaré M. Coursin. Celui-ci s’est aussi dit indigné qu’Israël fasse ainsi la loi dans des aéroports étrangers.
Ailleurs aussi
D’autres militants ont été empêchés d’embarquer dans d’autres aéroports par les autorités israéliennes, qui ont publié une liste de plus de 300 «indésirables».
Cette liste a été adressée aux compagnies aériennes pour les prévenir que les personnes citées ne seraient pas autorisées à débarquer et que leur retour serait par conséquent à leur charge. Selon le site d’information israélien Ynet, la plupart des personnes figurant sur cette liste sont de nationalité française.
Appel sur internet
Des associations de soutien aux Palestiniens avaient appelé sur internet leurs sympathisants, dont des Suisses, à converger le 8 juillet vers l’aéroport de Tel Aviv, afin de se rendre ensuite dans les territoires palestiniens, dont Israël contrôle tous les accès, à l’exception de la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte.
Les organisateurs ont expliqué vouloir marquer l’anniversaire de la décision, le 9 juillet 2004, de la Cour internationale de Justice (CIJ) déclarant illégale la barrière de séparation construite par Israël en Cisjordanie.
La flottille voulant forcer symboliquement le blocus maritime de Gaza est elle restée bloquée en Grèce et le bateau français qui avait pu quitter Athène a été intercepté en Crète.











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