Christoph Blocher: «Oui, nous ferons notre autocritique, mais pas sous le regard des autres»
Déboussolée par son recul aux dernières élections fédérales et par l’affaire Zuppiger, l’UDC n’a pas réussi à obtenir un deuxième siège au gouvernement mercredi dernier. Fustigée par une frange du parti, la présidence répond aux attaques visant sa stratégie. Christoph Blocher attend au contour la jeune génération qui aimerait le voir tourner les talons.

Christoph Blocher et l’UDC vont devoir décider s’ils passent dans l’opposition, «un mot qui fait peur pour l’instant».
Monsieur Blocher, vous avez l’air déprimé sur les photos que l’on voit partout dans la presse depuis mercredi. C’est le cas?
Forcément, sur les centaines de photos qui ont été prises, on n’utilise que celles où je ne souris pas. Mais peut-être avez-vous d’autres questions plus substantielles?
Est-ce que la direction du parti ne devrait pas démissionner après cet échec?
Si les délégués le souhaitent, ils ont la possibilité de l’exiger! Nos membres décideront au mois de mai, date à laquelle nous reconduirons ou non les instances du parti. Peut-être faudra-t-il revoir la forme de cette présidence avec six vice-présidents. Quant à Toni Brunner, il est le meilleur président de parti, même si certains journalistes le méprisent car il n’est pas universitaire. Mais je peux vous assurer qu’il a une intelligence, une capacité communicative, un instinct et un dévouement politiques hors du commun.











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